Mars Planète danse 2022, 5 interprètes, création 2021, à partir de 14 ans

Ce qui s'appelle encore peau

Cie Jeanne Simone - Laure Terrier

Mars Planète danse 2022
5 interprètes
création 2021
à partir de 14 ans
jeudi 31 mars
Mars Planète danse 2022, 5 interprètes, création 2021, à partir de 14 ans

Ce qui s'appelle encore peau

Cie Jeanne Simone - Laure Terrier

jeudi 31 mars à 21h

Danse performance pour 5 interprètes
création 2021
à partir de 14 ans
1h10 env.
En soirée composée avec "Scappare"
15€ la soirée composée

Il nous semble préférable de prévenir que -comme son titre le suggère, ce spectacle montre des nudités que nous ne voudrions pas imposer par surprise. Aussi, nous croyons être préférable d'avoir 14 ans pour en être spectateur.trice.

"Sous tes vêtements t’es nu. Dès ta peau, tu es. Au-delà de ta peau : le reste du monde. A l’endroit de ta peau : comment le monde te touche, comment tu touches le monde. Ils et elles sont cinq et font groupe de leurs individualités. Joyeusement, sensuellement, anatomiquement, ils et elles font l’expérience d’être un corps contenu dans une enveloppe, de se frotter à la relation, tactiles et animés de leur animale sensorialité."

« Laure Terrier et ses quatre complices "sortent" de leur lieu de prédilection - l'espace urbain (cf. "Sensibles quartiers") - pour élire le plateau comme lieu de leurs recherches. Désormais à l'abri des bruits du dehors, dans un environnement sonore qu'ils créent de toutes pièces, ils vont dans une juxtaposition de "tableaux vivants" tenter de mettre à jour les mystères de la peau, cette frontière perméable, lieu d'échanges physiques et sensuels entre soi, les autres et l'environnement.

Entre une caravane posée là et une peinture de nuages en toile de fond, les corps se plaisent à glisser, à s'enjamber, à se regrouper, pour "se découvrir" sensuellement dans des chorégraphies harmonieuses d'où émane le plaisir palpable du contact avec l'autre, semblable et différent. La parole au micro commente les mille et un états de cette membrane tactile, se métamorphosant autant que le désir, et sans laquelle aucun de ces plaisirs ne serait. » __ Yves KAFKA/ La revue du spectacle 28/10/2021.

J’explore comme habituellement nos organicités à tou.te.s, alors que nous ne sommes « que » deux danseuses sur cinq.
Anne-Laure est artiste vocale, Mathias et Camille musiciens. Comme en sous-texte de chacune des pièces de la compagnie, les corps témoignent de parcours, d’apprentissages, de cultures et de limites différents. Je me préoccupe plutôt du surgissement d’une percée poétique qui traverse un corps, et c’est là que je place la technicité chez JEANNE SIMONE. En appuis sur nos perceptions, nous tendons tous vers davantage de vulnérabilité et ici, vers cet animal que nous sommes.
La nudité n’est pas le sujet, c’est le moyen d’être dans le sujet. Aussi, nous serons -parfois- nus. Ce sera -parfois- visible, parfois moins.
L’intention est que cela ne soit jamais un évènement.
Nous serons parfois malins avec notre nudité, parfois pudiques, parfois crétins, parfois sensuels, parfois naturistes.
Mais le véritable sujet ici est de réussir à jouer des focales et des niveaux de lecture. Observer une peau comme le tissu cellulaire qu’elle est, puis la seconde d’après, plonger dans sa matière et l’observer graphiquement, puis revenir au corps entier et par là à la personne humaine qu’elle définit et contient dans l’espace.
Il y aura de la peau qui contraste le vêtement, couche sociale. Il y aura du dévêtu, du déshabillage, de la transformation des corps avec les tissus et ce que cela induit de référence aux codes sociaux et aux modes d’habiter.
Il y aura des plis, des rides, des transformations, à la Bacon. Tirer sur la peau, la tendre, la plisser, se créer des masques de soi, changer d’âges, aller vers le beau, boursouffler vers le laid.

Laure Terrier, chorégraphe et danseuse

Sa rencontre avec Odile Duboc est déterminante dans son approche de l’espace et de l’espace public. Elle se nourrit ensuite des approches de Julyen Hamilton en composition instantanée, du Contact Improvisation notamment avec Patricia Kuypers, du Life art process d’Anna Halprin avec G. Hoffman Soto. Elle se forme au BMC auprès de Lulla Chourlin puis de SOMA France.

Elle vadrouille un moment en tant qu’interprète au côté de chorégraphes comme Nathalie Pernette ou Laure Bonicel, et choisi d’initier ses propres créations au sein de JEANNE SIMONE, qu’elle crée en 2005.

L’usage des lieux comme fil conducteur, elle invente patiemment un rapport au spectacle, à la danse, qui témoignerait de nos rapports perceptifs au monde pour lui offrir d’autres possibles.

Elle collabore régulièrement avec d’autres compagnies, en tant que soutien à l’écriture ou chorégraphique, telles que la Cie Née d’un doute, l’Agence de géographe affective, la Cie de Sirventes, Le Petit Théâtre de pain, La grosse situation, Cie Action d’espace – François Rascalou, Uz et coutumes…

Les créations de JEANNE SIMONE questionnent la fragilité, l’appétit, l’éclat de l’être et interrogent les possibles du vivre ensemble.
Avec les danseurs autant qu’avec les comédiens et musiciens, nous travaillons à rendre quotidienne la performance physique et à révéler le potentiel poétique des défauts, des irrégularités de chaque corps en jeu. Notre rapport à l’espace repose sur une grammaire des perceptions, notre vocabulaire sur l’affûtage des différents systèmes du corps (avec le Body Mind Centering comme fabuleux matériel de base). La création sonore et la parole viennent renforcer cette singularité.

En coréalisation avec

Presse

Vidéo : ITW Laure Terrier nous présente sa dernière création, à découvrir les 07, 08 et 09/10 à la MÉCA à Bordeaux dans le cadre du FAB / Festival International des Arts de Bordeaux Métropole. https://www.youtube.com/watch?v=ApFeoLTAFgE

Site de la cie : http://newsite.jeannesimone.com/

Distribution

Chorégraphie, mise en scène et interprétation : Laure Terrier. Écriture textuelle, sonore et interprétation : Anne-Laure Pigache, Céline Kerrec, Camille Perrin, Mathias Forge. Mise en lumière : Franck Besson. Mise en son : és : Marion Laëtitia Andrieu et Lionel Disez. Crédit photo Anna-Cécile Parédes

Mentions

La Mégisserie, St Junien (87). Le Glob Théâtre, Bordeaux (33). L’Empreinte, Brive-Tulle (19). La Métive, Moutier d’Ahun (23). Culture Commune, SN Loos-en-Gohelle (62). Le Carré-Les Colonnes, St Médard-en-Jalles/Blanquefort (33). L’Avant-Scène Cognac (16). Théâtre des Quatre Saisons, Gradignan (33). Espace d’Albret, Nérac (47). L’OARA, Office Artistique de la région Nouvelle-Aquitaine (33). L’IDDAC, agence culturelle du département de la Gironde (33).