Imbécile
de et avec Jérôme Rouger
Même chez l’homme le plus intelligent, il reste toujours assez d’étoffe pour faire un imbécile. Julien Green
Tout comme la forme physique, la forme mentale est intermittente, elle n’est pas constante, elle varie, elle est sensible à l’entraînement. Ainsi, il y a des circonstances qui font qu’on peut parfois se comporter de façon imbécile sans pour autant être un imbécile notoire. Le cerveau est un muscle « qui se nourrit du changement, mais s’atrophie si l’on ne s’en sert pas. L’entraînement va ainsi stimuler les neurones à se remodeler, à s’interconnecter pour établir de nouvelles connexions ou renforcer celles existantes ». Ou pas...
Au début d’un précédent spectacle, « En cas de péril imminent », j’évoquais les obstacles à la réflexion collective dans un groupe, et je parlais des imbéciles. Quand j’ai écrit cette partie du spectacle, j’ai tout de suite été très inspiré, et très prolifique. Ça prenait beaucoup trop de place dans le spectacle, ça débordait de mon sujet. Aussi, j’ai mis cela de côté, en me disant que toute cette matière accumulée, pourrait être l’objet à elle seule d’un spectacle.
Avant, un imbécile, même un peu exubérant, passait relativement inaperçu. Grâce à nos moyens modernes de communication, aux réseaux sociaux,…, chacun peut aujourd’hui aisément montrer au monde entier ses capacités en matière d’imbécillité.
Dans cette conférence spectaculaire, Jérôme Rouger explore l’imbécillité sous toutes ses formes : la sienne, la nôtre, celle de l’individu comme celle des foules. Il nous invite à en traquer les signes, à en reconnaître les ressorts, et surtout à essayer de nous en prémunir — à « nous armer en pensée » —, puisque parler d’imbécillité, c’est inévitablement interroger l’intelligence : l’intelligence collective, celle du public, l’intelligence artificielle,…, ou même le QI des groupes. Un miroir tendu à notre époque, avec humour et lucidité.
Distribution
Ecriture et jeu : Jérôme Rouger
Mise en scène et regards : Jérôme Rouger, Patrick Ingueneau
Scénographie, création lumière : Mathieu Marquis et Hélène Coudrain
Chargé de production : Guillaume Rouger
Administration : Agnès Rambaud
Communication : Baptiste Bélisaire
Régie générale et lumière : Mathieu Marquis et Hélène Coudrain
Mentions
Coproductions : Le Méta, Centre Dramatique National Poitiers - Les 3T, scène conventionnée Châtellerault - Scènes de Territoire, agglo 2B Bressuire - OARA, Office Artistique de la Région Nouvelle Aquitaine (en cours)
Aide et accueil en résidence : Villa Bloch Poitiers - Théâtre de Villefranche-sur-Saône, scène conventionnée - Les 3T, scène conventionnée Châtellerault - La Rochelle Université
Aide à la création : Direction Régionale des Affaires Culturelles - Région Nouvelle-Aquitaine (en cours) - Ville de Poitiers.
La Martingale est conventionnée avec la Région Nouvelle-Aquitaine