Gildaa
Gildaa habite dans l’œil de celui qui la regarde, entre la France et le Brésil.
Sa mémoire est comme un téléphone capricieux : ça capte pas toujours.
Elle chante bilingue mais pense à l’envers.
Poétesse satirique, au carrefour de la Chanson et du Baile funk, elle boit un verre avec Jazz et RnB, et éclate les frontières du concert. Elle n’est vraiment chez elle que sur scène, dans son esprit, où absurde et mystique sont intimement liés, territoire où, enfin, tout le monde se rassemble.
C’est le public qui donne vie à Gildaa.
Lui seul.
GILDAA a presque tout oublié.
Alors elle cherche pourquoi et raconte à rebours et double-sens, l’histoire de sa lignée, traversée par ses souvenirs.
Elle est née à la fin du 18ème siècle, mais elle ne fait pas son âge.
Elle est comme ce cocktail dont même le barman a oublié la recette : un mélange de France, d’Angleterre, de Bénin, d’Angola, avec un soupçon d’Amérindien et une pincée de mystère.
Sa mémoire est comme un téléphone capricieux : ça capte pas toujours, mais ça peut revenir, il suffit de quelques notes de musique.
Le problème avec Gildaa : on cherche la bonne comparaison pour cerner ses contours, mais ça n’a pas vraiment de sens, car elle est littéralement incomparable.
Sa présence nous soigne, mais elle n’en a pas conscience. Sa beauté irradie l’espace, mais elle s’en méfie.
Elle parle avec les morts, mais ne les distingue pas des vivants. Elle a tant d’amour à nous donner, mais tant de mal à en recevoir.
Parfois, elle danse avec la douleur comme avec une vieille copine. Elle voudrait comprendre qui elle est, pourquoi elle en est arrivée là aujourd’hui, alors elle danse, alors elle chante, alors elle joue du violon, de la machine à écrire, et le concert devient un rituel qui la connecte à sa lignée.
Ce n’est pas une femme, mais une constellation de toutes celles qui l’ont précédée, qui délivre cette histoire, pour la délivrer, peut-être, de cette douleur dans son ventre.
Car Gildaa n’est vraiment chez elle que sur scène, territoire où, enfin, tout le monde se rassemble : vivants et morts, ici et ailleurs, amantes et amants, or et boue, désir et joie.
Presse
RADIO FRANCE "Comme un samedi" podcast à écouter
Gildaa, la diva a mangé un clown
C'est l'un des projets musicaux les plus enthousiasmants du moment : Gildaa, alter-ego mystique de l'artiste franco-brésilienne Camille Constantin Da Silva, est en live dans Comme un samedi.
Sous le pseudonyme de Gildaa, Camille Constantin Da Silva fait se rejoindre le monde des morts et des vivants, le rationalisme et le spiritualisme, la France et le Brésil.
Née d'une mère chanteuse brésilienne et d'un père percussionniste français, elle a commencé très jeune le violon et la danse contemporaine. Passée par la "Classe libre" des Cours Florent et par le Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris, où elle conçoit son premier show musical, Le Marchand de sable, inspiré des contes d'Hoffman, elle profite de ses années de formation artistique pour explorer différents champs artistiques comme le théâtre, la danse, le chant, la composition... Sous la direction d'Yvo Mentens, elle se spécialise dans les techniques du clown. C'est à ce moment-là que naît Gildaa, personnage flamboyant né à la fin du 18e siècle, à cheval entre le clown mystique et la diva tragique.
Sur scène, cette présence abstraite et métissée irradie de tout son mystère, y amenant tambour d'eau et machine à écrire, y jouant du violon et de la kora. Ce talent n'a pas échappé au jury des iNOUïS du printemps de Bourge qui a attribué le Prix du jury en avril dernier.
Son premier album, sur lequel elle travaille depuis plusieurs années, est attendu le 6 mars 2026 !